Tout colorer comme un arc-en-ciel stonien...

Tout colorer comme un arc-en-ciel stonien...
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Quelle est cette horrible passe dont nous fait cadeau le début de l'hiver ? Je suis complétement débordée par le travail, oui, parce que nos chers profs se rendent compte avant les vacances qu'ils n'ont pas assez de notes pour clore le premier semestre. J'avoue ne plus avoir trop le temps de parcourir vos blogs et d'avancer le mien, & je m'en excuse... Je viens quand même souvent vérifier mon blog, & j'ai pu constater une baisse de commentaires... J'ai un manque d'inspiration horripilant depuis quelques temps ! Je lis de plus en plus, et je constaste également les gens incultissimes qu'on peut croiser tous les jours. Le fait de réflêchir, d'écrire, de lire, de m'informer, de me poser le maximum de questions à propos de choses toutes aussi insignifiantes que complexes, me fait ouvrir un oeil désormais beaucoup plus critique, caustique, satirique. Je peux, désormais, dire de ce que je pense à voix haute, facilement barrer certaines personnes nocives de ma vie. Parfois, on peut peut-être dire que je suis subjective, bah... ouais. Je suis subjective à fond, et je m'en porte très bien. Pour moi, quelqu'un qui confond Verveine avec Verlaine, il doit pas avoir une chance immense dans sa future relation sociale avec ma personne. Tiens, l'autre jour on m'a demandé ce qu'était l'anarchisme. Vous avez déjà réussi à expliquer ce qu'était ce mouvement en trois phrases? Non, hein ? & bien, moi j'lai fait. Heureusement, en face de moi j'avais pas Bakounine. Quelle triste histoire qu'est la génération Bling-Blang. On s'en mord les doigts.

Bref, tout ça pour dire que vos commentaires me manquent méchament. Ils me remontent le moral & me permettent de penser que je ne suis pas la seule à m'inspirer des textes de Bob Dylan & à écrire sur le Yage et ses effets. J'espère avoir bientôt de vos nouvelles. En attendant, j'écoute l'album Flowers des Stones en boucle depuis quelques jours.

Avec affection à tous les Summer of Loviens !

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# Posté le mardi 20 novembre 2007 11:59

Modifié le jeudi 06 décembre 2007 15:31

In my time of dyin', I love.

In my time of dyin', I love.
On joue en quelle clé, Syd ?

C'est marrant.

Pauvre enfant, touché à mort, tremblant, se vide de tout le sang qui irrite durement ses veines. Il sait désormais que la vie, c'est apprivoiser la mort. Il se regarde, pour la première fois. Mais il sait que ce sera la dernière. Il observe en silence, étouffant quelques fois des gémissements de douleurs, ses nombreux bleus sur son faible corps. La morphine, c'est terminé. Mais le bonhomme sait qu'il a tout accompli. Il a senti l'odeur pleine d'histoire du Fillmore, & il a pu partir en voyage cet été, au son de l'Airplane... Il a vu plein de choses. C'est un bon gars qui a su trouver la clé, paraît-il. Même si celle-ci ouvre la porte de la fin.

Well, well, well, so I can die easy.


Syd, a transpiré en 66.

# Posté le mardi 06 novembre 2007 15:58

Modifié le mardi 06 novembre 2007 16:28

Dans le brouillard, les cernes ne sont pas perceptibles.

Dans le brouillard, les cernes ne sont pas perceptibles.
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Eh, on vous a déjà dit que l'Amérique ne savait pas vieillir, que l'Amérique n'a pas de passé national. Elle n'est pas, elle a. Elle est entourée de stéréotypes, est est l'image, mais pas le fondement. Certains écrits de Norman Mailer on été censurés. Pourquoi, parce qu'il est libertaire, faut croire. Faut pas être marxiste, ni athé, ni libertaire, ni contre l'établissement, parce qu'on risque d'endommager le beau totalitarisme de l'Amérique. En voulant inover, créer une nouvelle société, contraire à la monarchie anglaise, on devient autoritaire & on est plus imaginatif. L'Amérique, c'est la léthargie, c'est le sucide, c'est la mort. L'Amérique, ce n'est plus une action, ni une façon de penser, l'Amérique souffre, est apathique. Elle n'a pas changé. L'Amérique ne veut pas changer. Fuire le capitalisme, l'esprit de classe, l'individualisme, c'était le but de ces runaways, de ce mouvement hippie. Pourtant, ça n'a pas changé. Le système est toujours le même, seule différence: il se dirige vers l'apocalypse. Il a toujours les mêmes principes. Être le centre du monde & poser des bombes un peu partout. Ah, j'y pense. J'ai apprécié lire quelques lignes d'une interview d'Umberto Ecco sur le mouvement Pop. Il disait que les artistes pop américains critiquent la société de consommation, tout en la chérissant. La seule raison est que l'américain est né dans cette société de consommation. C'est en gros, iné en lui, normal, habituel. & pour finir sur une note joyeuse après tout ce charabia sur l'Amérique, voici un petit extrait de cette interview. Sachez que j'en ai resorti un petit passage très jouissif: "D'après une enquête de Lindsay, les enfants d'une école primaire de New York croyaient que le lait était un produit artificiel, parce qu'ils n'avaient jamais vu une vache de leur vie". On fait quoi, on leur amène des vaches ?

Si c'est pas chou.

Mon article fait légèrement anti-establishement américain, haha. Mais c'est pas de la propagande. Juste un essai un peu pourri sur la culture & le système américain renié par les hippies. Niak.
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# Posté le samedi 03 novembre 2007 11:42

Modifié le dimanche 04 novembre 2007 15:11

Hey, Mr. Tamourin Man, Play a Song For Me...

Hey, Mr. Tamourin Man, Play a Song For Me...
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Je regarde sans arrêt le henné qui embellit ma main. Je regarde mes cheveux, ornés de tresses et de perles, puis je me demande quand est-ce que les dreads pointeront le bout de leur nez. J'ai mon vieux pantalon rayé usé et mon haut indien. J'écoute mes bracelets tintiller. J'entend un murmure au loin. La radio est allumée depuis des heures. J'augmente le volume. Interstellar Overdrive. J'empoigne un bâton d'encens, je l'allume, je l'approche de ma bouche, puis je le fais glisser le long des murs. Je forme des cercles avec, admirant la fumée prendre des formes abstraites. La pièce, close, se transforme en un vrai aquarium de fumée. Le drapeau des Beatles, sauvagement attaché à la fenêtre, se dessine vaguement à travers la fumée grise, les paroles d'Imagine sont clairement lisibles et résonnent dans les têtes. Les lampions de toutes les couleurs brillent autour de Sgt. Pepper. La lampe indienne donne une couleur rosée à la pièce, les coussins sont étalés dans tous les recoins de la chambre. Des livres sont ouverts, découvrant des paroles de Bob ou des citatons de Syd. Ca sent putain de bon dans c'te piaule. On aimerait y vivre pour le restant de ses jours-ci, avec de la musique, du papier et de quoi lire et écrire. On ne veut plus sortir, faire face au monde qui nous entoure, parce qu'on souffre, on se dit que notre rêve ne pourra jamais être réalisé. On perçoit le mouvement autour de nous, et on a peur. On a peur d'être intégré dans ce système à la con, dans cet esprit de consommation qui a un putain de mal à se calmer. Tout ce qu'on demande, c'est d'enjamber son vélo, d'avoir la voix douce de John dans les oreilles, et de se barrer, loin... loin... Mais en attendant, j'écoute, sans me lasser, mes bracelets qui tintillent au rythme du Floyd...

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# Posté le mercredi 10 octobre 2007 10:06

Modifié le samedi 13 octobre 2007 15:42

Flop,flop,créons un autre monde, non DEDZOUU.

Flop,flop,créons un autre monde, non DEDZOUU.
yo
yo

Bon, on se fait chier. On en a marre. Pas envie d'écrire un texte révolutionnaire.
ON PEUT CHANGER DE MONDE?
Ca fait plaisir, une petite personne insignifiante à remarquer que j'étais pas née à la bonne époque.
Eh bah, c'est pas trop tôt. Qui je suis pour dire qu'elle est insignifiante, en fait. Insignifiante à mon goût. Mais pas pour d'autres personnes. C'est fou comme on à l'impression d'avoir tout compris, d'avoir fait le bon choix, que c'est nous les plus intelligents parce qu'on aime ça & ça, parce qu'on s'est tourné vers les hippies. C'est gonflé. On est gonflé quand on a trouvé qui on était. Et puis merde en fait, on peut bien être prétentieux. Nan c'est pas de la prétention. C'est de l'indifférence aux personnes qui ne pensent pas comme nous. Ouais. Je suis devenue indifférente à beaucoup de choses. J'ai plus envie de critiquer, plus envie de réagir. On s'en tape. Et puis BOB, c'est la référence. Comme je le comprend Bob, je pense que ce gars à tout simplement compris. Compris quoi ? Compris c'est tout. Cette froideur, cette indifférence, ce dédain, ouais putain c'est bon. En fait, on est des frustrés. On ne peut pas s'épanouir, pas vivre amplement ce qu'on désire vivre, être, grandir. De se dire qu'on pourra jamais voir Syd Barrett, qu'on ne pourra jamais contempler Jimi Hendrix foutre le feu à une gratte. C'est dégueulasse. Le fait de reprendre les cours & de revoir toutes ces têtes qu'on a pas envie de voir, ouais c'est chiant. Et ça encore trois ans. Après, quoi. Londres en principe. Je sais pas, une escapade. Là où je pourrais rencontrer des gens comme vous & moi. Yeah, c'est beau vu comme ça. Faut qu'on se retrouve TOUS. Tous ceux qui mettent des commentaires sur mon blog, on se verra un jour. On revivra nos sixties. Dîtes que vous êtes tentés.
ye
ye

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 16:41

Modifié le jeudi 06 septembre 2007 17:42