Face aux verrous -

Face aux verrous -
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La fournaise à échauffer les têtes fonctionne bien certaines années. Pendant les autres, elle n'a pas la quantité de rayons voulue et des millions d'être sur cette planète insuffisamment criblée, laissent s'écouler, sans un vrai sursaut, une vie aux étapes insensibles, les yeux fixés avec fascination sur les époques historiques de calamités et de grandeur tragique, où l'on n'avait pas à boucher les années simplement avec des jours, des jours, toujours des jours.

Henri Michaux
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# Posté le mercredi 06 février 2008 06:53

Modifié le vendredi 08 février 2008 10:53

On the road again, tin tin tin tin tin !

On the road again, tin tin tin tin tin !
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Putain. Que dire.

J'crois que j'ai vécu ma plus belle journée depuis des années - du moins, à l'époque, et encore aujourd'hui, quels sont les critères qui nous permettent de dire que nous avons vécu la plus belle journée de notre vie - ne sachant pas ce qui nous arrivera plus tard ni quelle était notre perception de la beauté dans nos phases cruciales de la vie. Reprenons depuis le début, une introduction vulgaire, pourrions-nous qualifier ça comme ça, qui donc vous met en position de me demander ce qu'il m'est arrivé. J'sais pas au fond - et j'ai pas envie de le savoir. J'ai vécu un truc en solitaire, qui m'a paru à la fois dingue et à la fois réellement irréel, quelque chose de spirituel, un exutoir à pensées devenu barges, qui se sont mises à tournoyer et à s'embrouiller, pour finir par donner un éclat d'illumination et d'émerveillement pur sur les choses simples ou complexes de notre monde, de notre vie, de ma vie qui se dégage d'un semblant de nuages dantesques et apocalyptiques - qui pourrissent et pourriront probablement nos rêves primordiaux d'une vie bien ivre. Je regrette comme une vieux cadavre de n'avoir pas profité de mon éveil bouddhiste pour écrire sur ce blog - qui va devenir un vrai recueil à borborygmes - et une fois encore, j'peux m'en prendre à ce foutu temps qui passe, à cette invention cruelle de l'homme qui nous fait prendre conscience que nous sommes des humains fous de vivre : la montre. Durant toute la journée, qui a été la plus magnifique et la plus éclairée de ma période hippiesque burlesque, je n'ai pas arrêté de réflechir encore et encore, à des questions qui paraissent basiques mais qui en fin de compte prennent toute une journée pour en trouver un semblant de réponse. Mais en fait, devons-nous trouver la réponse, devons-nous trouver une solution ? Je ne pense pas que la réponse se trouve dans la solution. C'est réellement une quête réflexive qui va me poursuivre toute ma vie, car la vie au fond n'est qu'une grosse énigme qu'on nous ordonne de résoudre alors qu'au fond elle n'a aucune solution digne de l'homme. M'éloigner solitairement des esprits urbains - tout en étant plongée dedans - m'a fait prendre conscience, au son de Cream dans les oreilles - que réflechir et laisser ses pensées s'envoler sont les plus beaux dons qu'on a donné aux hommes pourvus d'âme encore pure, qui n'ont pas encore été corrompue ou éduqué au rythme de la société aliéniante et de ses mensonges de droites démocratiques qui nous prouvent par des affiches fascistes que toutes personnes différentes - physiquement ou mentalement - doit se faire expulser de la Suisse et aller voir s'il y est derrière les frontières. J'ai été arrêtée par les flics l'autre jour, ils ont fouillé mon sac, ont regardé mes papiers et se sont arrêté une demi seconde sur mon pin's Hendrix. Tout ça pourquoi? Parce qu'il y avait une manifestation en faveur des squats - qui sont désormais complétement détruits par les authorités, laissant des nombres de gens dormir sous les ponts - et que j'avais un pantalon non conforme. J'en reviens à cette magnifique phrase qui a éclairé ma putain de journée hier - cette fameuse phrase, située sur un vieux papier jauni par le temps, au conservatoire de musique, entre le violon triste et la voix criarde d'une chanteuse d'opéra. Une phrase, que j'ai relu de nombreuses fois durant mon enfance, et qui m'a toujours paru dénuée de sens et écrite d'une façon franche et idiote - une phrase que j'ai relu, avec un esprit ouvert et une légère voix qui me disait doucereusement que la voie de la connaissance allait me tomber comme une fleur sur les genoux... Cette phrase m'a paru tellement juste, comme une réponse qui était attendue depuis si longtemps - une phrase extraordinaire. Une magnifique métaphore disant que les hommes marchent sur les longues rues lumineuses du billard électrique - que leurs pensées ne cohabitent pas avec eux, mais volent librement au-dessus de leur tête, pour finir par fusionner et disparaître dans les rigoles, laissant les hommes pressés vivrent sans leur pensées - "Où vont les hommes?". J'ai pensé. J'ai pensé qu'on pouvait être pacifiste dans ses actes - mais en lisant un bouquin sur la psycologie bouddhiste au quotidien, j'ai réalisé qu'on ne peut pas être entièrement pacifiste dans notre tête - on ne peut apprécié les personnes qu'on hait. Car elles sont majoritaires et font parti d'une roue folle qui se dirige à toute allure contre un mur de glace. On fait partie d'un sale cercle vicieux, d'une sorte de réalité iréelle et de mensonges implicites qui ne font que croître - et la violence pourrait être la solution pour acquérir et imposer ce qu'on veut imposer - mais imposer à l'adversaire - qui devriendrait soumis - un système qui ne lui plaît pas engendrerait à nouveau des violences et on transformerait la vie en un combat infini qui nous poussera à terminer nos jours entre huit-clos comme des vieux pourris par le temps et la lutte. Je suis pour la non-violence, pas que je nie que la violence soit la solution à l'épanouissement libertaire personnel - mais parce que j'essayerai plutôt de nager frénétiquement encore et encore pour atteindre le rivage, au lieu de nager à contre-courant.
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# Posté le samedi 02 février 2008 12:21

Modifié le dimanche 03 février 2008 10:08

- oo-mah-goo-mah -

- oo-mah-goo-mah -
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Velleité champêtre, quand tu nous tiens !
Frivole folie libertaire - Joie de pas bohémiens.
Une charette tirée par un cheval,
Van psyché, polymorphe la nuit,
Quand les étoiles deviennent rouges et vertes,
et que la nature est sans bruit.

Décalcomanie par des yeux humidifiés,
sur un mur bariolé aux couleurs de la paix,
Désir fou, actes affriolants,
la liberté sent la rosée fraîche.


Utopie sauvage - Rêve de bohèmes.
Vagabond Solitaire ou Clochard Céleste,
Guitariste de la vérité ou flûtiste de la joie,
Velleité pacifiste, quand tu nous atteint.

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# Posté le lundi 28 janvier 2008 16:45

Modifié le lundi 28 janvier 2008 16:59

I got a line on you, babe!

I got a line on you, babe!
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« La connaissance parle, mais la sagesse écoute. »

James Marshall est un philosophe.

Dingue, je regarde par la fenêtre en écoutant les Rolling Stones, & le soleil me fait envie de respirer l'air pur que m'offre la campagne voisine. On dirait la fin de l'hiver alors que je n'ai même pas encore vu une trace de neige. Je me suis sentie bien l'autre jour. Je me suis habillée le plus hippie possible et je suis allée courir dans les champs au son des Beatles, en chantant All you Need Is Love. Ya pas meilleure cure, c'est une thérapie de malade j'vous dit.

Dans cet article , je haïssais la clope. Je disais que jamais de ma vie ma bouche rentrerait en contact avec un tabac quelconque, et pourtant. J'dois avouer que j'ai fumé de la weed et que ça passe bien en soirée. Eh puis, une clope au bord d'un fleuve, à écouté les canards s'engueuler - quand on écoute Dylan, ma foi. Mais tout de même, je ne veux pas devenir accro, mais garder ça pour des moments aussi jouissifs que sont ceux où l'on contemple la nature. C'est tout. On a cru l'autre jour que je vendais de la beu, alors bon, j'crois que je vais arrêter de fumer en ville. Les expériences sur-cools, quoi. Par contre, je garderai mon paquet bien au chaud pour des expériences comme celles-ci, par exemple. Un parcours de bohème que je ferais bien demain.

Je me suis encore fait la remarque aujourd'hui - Dylan restera le Dieu de tous les Dieux. J'pourrais jamais m'en défaire, il surpassera toujours tout pour moi. J'arrive à frissonner en écoutant ses chansons, et quand on parle de lui je ne peux pas passer à côté d'une discussion pareille sans amener mon grain de sel. - Et c'est dit, je supporte plus les gens qui prennent pas les hippies aux sérieux, sérieux.

Aujourd'hui j'ai acheté Ummagumma. Grandiose, fou, this is the Floyd. On m'a dit, tu sais, quand t'achète ce CD, à la caisse on doit te prendre pour une malade. Mais nan, on s'en fout, la petite caissière insouciante ne doit pas savoir de quoi ça à l'air le Pink Floyd, son seul soucis c'était de savoir si mon billet en était un authentique. Qu'est-ce qu'on s'en fout que ça soit un authentique. Chier pour finir, ce genre de musique devrait être distribuée gratuitement, c'est pas un objet de capitaliste, c'est une véritable et pure merveille, c'est un joyau, c'est une pépite qui vaut tout l'or du monde. Comment on peut préférer l'argent à la musique, franchement.

Et puis j'continue ma collection de Dylan, il m'inspire, je m'inspire de lui, je le lis, je l'écoute, je le contemple, je le suis, je le vois, je l'oublie pas.
Et... - It's a film being made in Pompei mostly, and it's about de Pink Floyd, of course! (j'fond)
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# Posté le vendredi 18 janvier 2008 02:37

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 11:05

High Hopes - Keep-in-coolin, babe.

Je suis dans une période rêveuse, vous savez.
Je suis en plein exam mais mes pensées sont toujours ailleurs, j'écris beaucoup des phrases qui me viennent à l'esprit et ça donne une sorte de poème. Après une longue période de doute, je suis à nouveau baignée dans mon élément, j'ai envie d'écrire, d'écrire, d'écrire sur ce blog qui me paraît immortel grâce à vos commentaires qui me donnent du plaisir à chaque fois.
J'avoue que désormais, je pense beaucoup à lui, et j'en fais peut-être trop en fait. Mais je pense aussi souvent à quelqu'un d'autre, à chaque fois que je vois une image du Floyd, ou que j'écoute le délicieux Whole Lotta Love, et je souris à chaque fois. Dingue, je suis prise d'une envie depuis quelques jours - me bouger, voyager, rencontrer des gens. Et là, si seulement je pouvais partir demain, je le ferais, avec mon sac à dos pour venir contempler son tourne-disque tourner et crépiter sur la voix de Syd. - "Cause I'm a poet, don't ya know it ; and the wind, you can blow it, cause I'm Mr. Dylan the king - And I'm free as a bird on the wing"

On pourrait causer des heures je suis sûre. Tellement tripadelicement impressionante. Wow, great, man.

High Hopes - Keep-in-coolin, babe.

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 13:22

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 10:07