Daniel Darc socks. Et je me suis acheté Sur le chemin de Katmandou dans une brocante.

Daniel Darc socks. Et je me suis acheté Sur le chemin de Katmandou dans une brocante.
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-

Lent processus,
manière corrosive,
d'avouer les tords,
et proclamer une

vérité surréaliste
qui ne fait que
s'enfoncer dans
le sable, encore,
et encore
.

# Posté le mardi 25 mars 2008 16:17

It ain't me babe - tududu.

It ain't me babe - tududu.
Suze était trop choue.


Une période difficile - un état d'esprit qui me rend triste, morne, et qui m'éloigne de tout, petit à petit. Beaucoup trop de pression, pour une personne qui devient de plus en plus posée et indifférente, qui ne rêve que d'épanouissement et de partage d'utopie folle et insensée, mais qui fait vivre et espérer. Je me dirige dans un tourbillon indéterminé, hésitant, mais qui prend conscience jours après jours d'une philosophie de vie - comme si je préparais le terrain théorique pour une future action. Je pensais avoir tout découvert sur les hippies en ayant lu deux livres. Je me trompais complètement - pour connaître un mouvement, comprendre ses idées politiques, sociales, économique, sa philosophie et ses principes, il faut prendre connaissance non seulement de livres les "prônant", mais également de critique. Je commence à percevoir certains défauts des hippies qui ont d'ailleurs engendré en grande partie la fin du mouvement - mais j'ai pourtant cette impression - comme un attachement sentimental - qu'ils seront toujours la vérité pour moi. Que malgré les critiques, les défauts, les failles du mouvement, je ne pourrais m'en détacher car c'est dans celui que je me retrouve pleinement. C'est mon caractère, c'est mes principes, c'est ma personnalité. Après tout, les conséquences du mouvement ont certainement été moins fortes que celle engendrées par des vraies émeutes, de la violence, de la force et des tueries ; mais elles sont pourtant très présentes, implicitement et sur le long terme. Ils ont énormément apporté à la polémique écologique, ils ont réveillé le monde entier en dénonçant le réchauffement climatique. Et, malgré leur comportement pacifiste et indifférent, ils faisaient peur à la société, et à ces straights, ces bourgeois qui les méprisaient, car ils tournaient le dos à la société, ils la fuyaient - ils devenaient marginaux et on s'affolait de la propagande que ces personnes pouvaient propager. On avait peur d'eux. On les a refouler, on les a attaqué, on leur a répondu comme ils n'auraient jamais eu l'idée de répondre. Parce qu'on avaient peur d'eux. Parce qu'ils étaient une menace. D'ailleurs, la plupart des décès des pionniers musicaux des sixties ont dû faire sourire les anti-hippie et les critiques de la contre-culture. Ces morts étant arrivées toutes à des moments cruciaux du mouvement - comme si elles avaient été planifiée, complotée... pour déclarer que le mouvement hippie devait disparaître, qu'il devait s'effacer pour le bien de la société de consommation et de la bureaucratie. Comme si c'était le message implicite à la fin du mouvement - poussé par des interlocuteurs qu'ils avaient pourtant voulu fuir et non affronter...
-
-

# Posté le mardi 11 mars 2008 15:56

Modifié le mercredi 12 mars 2008 08:20

One a the Few - Un parmi les Humbles________PINK FLOYD

One a the Few  -  Un parmi les Humbles________PINK FLOYD
-
-
-
-
-
-
-
-

Quand tu es un des seuls à avoir les pieds sur terre,
Comment fais-tu pour joindre les deux bouts ?
Enseigne.
Rend-les fous, rend les tristes, fais leur additionner deux plus deux.
Rend-les comme moi, rend-les comme toi, fais leur faire ce que tu veux.
Fais-les rire, fais-les pleurer, fais-les s'allonger et mourir.
-
-
-
-
Ce sont des génies. J'écoute Final Cut en boucle, et je pleure dessus. Je panique, je respire, je réfléchis, j'admire. C'est la musique, tain !
-
-

# Posté le samedi 01 mars 2008 09:48

Modifié le vendredi 07 mars 2008 02:55

Darkness, Darkness - be my pillow ! Take my head, and let me sleep .

Darkness, Darkness - be my pillow ! Take my head, and let me sleep .
.
.


Allen Ginsberg & William Burroughs sont deux êtres sérieusement géniaux. Si crus, si doués.


Nous sommes des animaux - et des ½uvres d'art. J'ai compris que nous pouvons prendre toutes sortes de formes, et chacun peut percevoir l'autre avec les couleurs et les symboles qu'il veut. La vue est un don artistique, elle nous permet à chacun d'interpréter les objets, les couleurs, les êtres d'une manière personnelle. Tout comme les sons. Chaque son évoque chez chacun un sentiment, une émotion, un ressenti, un vécu différent. Avec Pink Floyd, j'ai l'impression de passer par tous les stades émotionnels possibles - sans savoir les nommer. Je ressens tellement en écoutant leur musique - j'en suis chamboulée parce que ça remue trop de choses en même temps - je sais plus quoi penser. Et c'est lorsque je ne sais plus quoi penser, que je réfléchi. Final Cut est un album sublissime. Il atteint mon c½ur en une flèche, c'est très différent du style Gilmour ou de la combinaison entre les deux styles. J'ai la sensation avec Waters, qu'il me parle directement, qu'il touche précisément certaines émotions, alors que le style de Gilmour me paraît plus recherché sur le plan instrumental - il veut nous toucher par l'intermédiaire de ses sons, de ses bruits, de ses chants mystérieux, alors que Waters paraît plus sensible aux émotions provoqué par une voix doucereuse et pure. C'est une sérieuse réussite - le groupe qui a trouvé la perfection musicale, celle d'oser, et qui plus est, de réussir, à allier virtuosité musicale influencée d'une culture classique, grâce aux instruments à cordes ou à vents, ainsi que les cuivres, à des sons électroniques créé par des synthétiseurs et toujours approfondi par des percussions d'objets en tout genre ou des cris angoissants, crispants, et qui, au fond, sont putain de mélodieux.

.
.

# Posté le mardi 19 février 2008 15:14

Modifié le mardi 26 février 2008 15:03

- In another land.

- In another land.
-
-


Les Beatles on fait les barges avec Yellow Submerine, really. Ils ont créé un film qui ne peut pas être visionné sans acides, c'est pas possible, il n'a aucun sens concret - un truc de malade. Bon, tout de même, Hey Bulldog dénonce franchement la réalité. L'autorité et les institutions représentées sous la forme de chiens de policiers féroces et cons.

On m'a volé ma jeunesse sur des sons floydiens à faire tourbillonner les esprits. Elle est à présent derrière moi, mais pas si loin en fin de compte ; elle me parle encore.

Je me suis rendue chez un type qui fait sécher sa marijuana dans son placard, dans son studio pourri et crade. Il a mis Dazed & Confused, nous a fait goûter ses bébés, puis m'a proposé quelque chose de nouveau, une nouvelle expérience comme il m'en arrivent énormément ces temps-ci. Il a donc préparé la Salvia dans son narguilé, à mis de la dub à fond et m'a tendu le tuyau. J'ai aspiré profondément, en gardant la fumée dans la bouche, et j'ai senti une bouffée de chaleur m'envahir ; j'avais envie d'être nue tellement j'avais chaud. Puis j'ai sentie ma tête tourner, je fixais le grand drapeau à signe celtique en face de moi et je le voyais bouger. Je me sentais absente, plongée dans la musique, comme si je faisais partie du décors - comme si j'avais été figée pendant deux minutes. J'ai senti mon corps s'alourdir, se fixer, comme s'il était devenu un meuble de la chambre, et j'ai contempler le drapeau paisiblement. Comme si je mettais éloigner de mon corps, de la terre, de toute dimension pendant quelques secondes. Dingue - sans en prendre énormément.

Les Beatles sont vraiment fous. Surtout John.
-
-

# Posté le vendredi 08 février 2008 10:51

Modifié le vendredi 15 février 2008 19:27