Oai, fais comme si rien ne c'était passé.

Oai, fais comme si rien ne c'était passé.
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Merde ! On se croirait dans une chanson de Dylan.

Screw you, tu écris mieux, tu parles mieux, et surtout, tu n'es pas timide. T'aimes la prétention - seulement quand elle vient de toi. Le silence, c'est une salade mêlée de confusion, d'idées et d'émotions. Comment parler, transmettre des émotions par des mots ? J'en vois pas la solution. La musique est le langage de l'émotion - pas celle qui fait boum-boum. Les sons viennent à notre secours, car les mots ne valent rien et je ne sais pas les utiliser. Je n'aime pas tes mouvements du bassin et ne dis pas que tu remarques des choses que personnes ne remarque. On est jeune et con, c'est tout.
Mon prof de philo m'appelle Nico. Dans le prochain examen, je mettrais que Lou Reed est le plus grand philosophe du XXe siècle. Il le prendra pas mal.

<< Ce frigo plein, cette piscine, l'ennui qui se dégage de cette sécurité retrouvée... Je n'ai plus qu'une envie: filer vers le Haight, la rue crade, les appartements surpeuplés, la dope à portée de main, les filles, les filles, les filles, l'univers glauque, mais palpable. Réel. >>

C'était pas n'importe qui. Au fond, c'était un gars comme nous, il avait juste un mouvement en plus dans la gueule. ALAIN DISTER. Un génie à qui j'aimerais laisser une trace en mémoire...

L'écoute générale je connais pas par ces temps-ci. Turn, turn, turn Dylan, le Velvet et... Rory Gallagher. C'est une sale période. Je fais gaffe à avoir de la bonne compagnie. Même les livres ne me consolent pas. J'écoute. Je me tais. J'écris de temps en temps. C'est une période de presque vide. Je ne sais pas ce que j'attends. Un fruit, des souliers usés, de quoi fumer. De se dire qu'on a qu'une vie c'est triste. Quand on doit la passer à morfler. On devrait dealer avec des vieux cheveux ou de l'herbe. J'écoute ça, parce que, ça fait envie de boire. De la pickette.
Bah, que faire. Je crois que je vais tenter de me mettre à la guitare country avec un misérable guide. Je veux jouer. A défaut de chanter. Je veux aussi vivre des journées à causer, fumer, causer, dans une piaule de 5 m carré aux papiers peints délabrés. Je me sens isolée, un truc de fou.


And if you close the door, I never have to see the day again !
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# Posté le dimanche 31 août 2008 10:39

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 17:08

Echoes in my Mind

 Echoes in my Mind
Ah
THE PHOTO !

Les Echos des vieilles rues animées
explosent ma tête à coup de hache
ils vont, ils viennent, pas sérieux
on pourrait presque les oublier

Pourtant j'ai la tête bien défoncée
les Echos coulent dans mes veines
on m'a dit que c'était malsain
et que ça pompait tout mon sang

Je n'étais pas au courant
je ne savais pas que propager l'amour
c'était avoir un c½ur de pierre
et crever en silence, après usage

On m'a prévenu qu'où je marchais
les dalles tremblaient
et que j'allais finir par m'écrouler
sous le tas de bonnes leçons

Les yeux endormis, le corps engourdi
je suis prête à suivre la trace
des rails qui ne sont plus en fonction
et laisser parler ma petite dépression

Les pieds fatigués, la cigarette brisée
je laisserai le vent chatouiller ma peau
en souriant encore et encore, car,
peut-être, si je crève, ça soulagerait
certains.

Bobby,
ah.

# Posté le samedi 30 août 2008 05:51

Modifié le samedi 30 août 2008 06:13

A nouveau les carcans !

A nouveau les carcans !
Bobby
Bobby

When I get home tonight, I'm gonna hold her tight ! Tudududu

Les Beatles tournant, tournant, tournant toujours en boucle, la lumière tamisée, les vieux t-shirt Peace & Love crado, l'écriture et les fantasmes... Une ancienne période resurgit. Je baigne dans le passé, lointain ou proche, je reviens à une source réconfortante. Je poste des images subversives sur ce blog, j'écris à nouveau pour écrire. I'm back, baby ! Il me faut ce soutien, quand il n'est plus là, réel, devant vous, avec sa pilosité faciale et ses lunettes de taré. Un effondrement, perdu ou pas, but far away. Trop lointain pour oser tendre le bras. La routine reprend, oubliée parce que le temps fond - ses carcans féroces sont en acier. Espérons que dans deux ans, mes chevilles seront assez fortes pour les faire exploser. Que dalle ! ça sera plus des carcans en acier qui me retiendront, ça sera des racines de bouleau, de paix et liberté. Par tout hasard, par une petite tape dans le dos de Mme la pickette, j'ai donné un résumé succinct de ce que je pensais de cette vie de spectacle. La politique, ça fait partie de ce train-train. L'image ça craint, merde ! Je regrette ces visages inconnus. Cette terre à découvrir. Ici, tout est petit, étroit, tout est gris et pue l'urbain, on a cette impression que plus rien n'est à dévoiler. Les secrets, ça réserve. La musique psychédélique est une vieille pote, mais sa présence est remplacée par le vieux folk, les résonances du Gaslight, et du rock'n'roll, j'ai nommé guitare-orgue-basse-batterie. Les paroles rudes, crues, sarcastiques. L'ironie, ou le sérieux, aucune indication. C'est la première fois que j'ai une boule dans le ventre permanente - car je me rend compte de mon emprisonnement. I'm stucked ! I'm fucking stucked. Je ne peux pas partir. J'ai envie de prendre l'accent british, ou l'accent nasillard de l'Amérique profonde. J'ai envie d'être nettoyée dans une autre culture. Va chier mon accent geûnevoiiiis. Aujourd'hui, son père est décédé, j'ai les mains qui tremblent. On savait qu'il avait perdu le contrôle. Je ne sais pas quoi faire. Le foutu temps passe, parfois lentement, parfois trop rapidement. Mais les temps changent. A mon tout premier cours de philo, je portais mon t-shirt du Velvet avec la banane. Le prof a fait des allusions au groupe pendant les deux heures de conversation en classe. Quand je suis partie, il m'a lâché un "Run, Run, Run". J'ai trouvé ça fun - surtout la clope qu'il a fumé avec nous. Je m'évertue à faire taire une personne qui pèse sur moi à coup de culpabilité et de dénonciation. On m'a dit que j'étais quelqu'un d'atroce. Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal. Je suis dans une période floutée, vraiment. Hé man, do you want a drink with me ? Arf, nan. Je sais vraiment pas quoi faire. Mal bouffer peut-être. Écouter Dylan, encore et encore. C'est ma seule source d'inspiration par ces temps-ci.
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# Posté le lundi 25 août 2008 16:54

Modifié le jeudi 28 août 2008 14:10

Ah, ah the road calls me again !

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Mona a essayé de me prévenir, elle voulait que je reste loin des chemins de fer. Elle m'a dit que tous les cheminots boivent mon sang comme du vin. J'ai dit alors : "Oh, je savais pas. J'en ai rencontré un seulement, il a juste fumé mes paupières et a donné un coup dans ma cigarette".

Le sorcier de la pluie m'a donné deux élixirs et il a dit : "Vas-y, avale". Le premier était un médicament du Texas et le deuxième un gin de cheminot. Comme un con je les ai mélangé et ça a foutu en l'air mon esprit. Maintenant les gens deviennent moches et je n'ai plus le sens du temps.



Oh, Mama, can this really be the end,
To be stuck inside of Mobile
With the Memphis blues again.
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# Posté le vendredi 22 août 2008 07:27

Modifié le vendredi 22 août 2008 07:38

CARNET DE VOYAGE

CARNET DE VOYAGE
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Yodeléiiii, Yodeléiiii, Yodlé !

C'était le continent de Dylan. Peut-être, mais je l'ai fait revivre dans la bagnole américaine. J'ai vu l'immensité, celle qui est réelle, qui dort sous mes yeux.


Le pouce tendu, les yeux endormis,
un bonnet sur la tête et la tête bien allumée
j'ai roulé et appris quelques bonnes leçons,
j'ai eu ma bonne petite dépression
pris des trains de marchandises pour le pied,
et me suis envoyé en l'air rien que pour rire
Fumé de l'herbe par paquets
Et chanté pour la manche
Auto-stop sur la 61 la 51 la 75
la 169 la 37 la 66 la 22

(J'arrête pas d'écouter les sessions avec Johnny Cash)
Bobby Zimmerman à la plume sacrée.

Cet article n'est pas terminé, il ne le sera sûrement jamais, il est interminable. Peut-être parce que je sais que je le revivrai en plus intense encore. Ce que j'ai trouvé au bout du chemin... La projection végétale d'un avenir proche. C'était bien plus fort qu'une vision, qu'une prémonition. C'était une réponse, pondue, toute faite, comme un gamin qui vit les plus beaux moments de sa vie. J'ai le sentiment d'avoir vu, vécu ce qu'on peut vivre dans ce voyage, mais je sais qu'il y a des dessous, des infinités, des chants de lucioles qui se cachent encore. C'est mon continent, celui de ma découverte, de la fin de ma jeunesse peut-être, mais je veux vagabonder, toucher l'histoire - si jeune, si ignorante. Une terre de construction, de liberté, d'inépuisables cris de jouissance. J'en crève d'envie. J'ai le bide rongée de savoir que je ne pourrais pas le toucher avant un temps, sale. Sale temps. En attendant, je lis, j'écoute les sons - mes pensées me font tenir. C'est tout.
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# Posté le lundi 18 août 2008 13:24

Modifié le mercredi 20 août 2008 16:35