Bobby
BobbyWhen I get home tonight, I'm gonna hold her tight ! Tudududu
Les Beatles tournant, tournant, tournant toujours en boucle, la lumière tamisée, les vieux t-shirt Peace & Love crado, l'écriture et les fantasmes... Une ancienne période resurgit. Je baigne dans le passé, lointain ou proche, je reviens à une source réconfortante. Je poste des images subversives sur ce blog, j'écris à nouveau pour écrire. I'm back, baby ! Il me faut ce soutien, quand il n'est plus là, réel, devant vous, avec sa pilosité faciale et ses lunettes de taré. Un effondrement, perdu ou pas, but far away. Trop lointain pour oser tendre le bras. La routine reprend, oubliée parce que le temps fond - ses carcans féroces sont en acier. Espérons que dans deux ans, mes chevilles seront assez fortes pour les faire exploser. Que dalle ! ça sera plus des carcans en acier qui me retiendront, ça sera des racines de bouleau, de paix et liberté. Par tout hasard, par une petite tape dans le dos de Mme la pickette, j'ai donné un résumé succinct de ce que je pensais de cette vie de spectacle. La politique, ça fait partie de ce train-train. L'image ça craint, merde ! Je regrette ces visages inconnus. Cette terre à découvrir. Ici, tout est petit, étroit, tout est gris et pue l'urbain, on a cette impression que plus rien n'est à dévoiler. Les secrets, ça réserve. La musique psychédélique est une vieille pote, mais sa présence est remplacée par le vieux folk, les résonances du Gaslight, et du rock'n'roll, j'ai nommé guitare-orgue-basse-batterie. Les paroles rudes, crues, sarcastiques. L'ironie, ou le sérieux, aucune indication. C'est la première fois que j'ai une boule dans le ventre permanente - car je me rend compte de mon emprisonnement. I'm stucked ! I'm fucking stucked. Je ne peux pas partir. J'ai envie de prendre l'accent british, ou l'accent nasillard de l'Amérique profonde. J'ai envie d'être nettoyée dans une autre culture. Va chier mon accent geûnevoiiiis. Aujourd'hui, son père est décédé, j'ai les mains qui tremblent. On savait qu'il avait perdu le contrôle. Je ne sais pas quoi faire. Le foutu temps passe, parfois lentement, parfois trop rapidement. Mais les temps changent. A mon tout premier cours de philo, je portais mon t-shirt du Velvet avec la banane. Le prof a fait des allusions au groupe pendant les deux heures de conversation en classe. Quand je suis partie, il m'a lâché un "Run, Run, Run". J'ai trouvé ça fun - surtout la clope qu'il a fumé avec nous. Je m'évertue à faire taire une personne qui pèse sur moi à coup de culpabilité et de dénonciation. On m'a dit que j'étais quelqu'un d'atroce. Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal. Je suis dans une période floutée, vraiment. Hé man, do you want a drink with me ? Arf, nan. Je sais vraiment pas quoi faire. Mal bouffer peut-être. Écouter Dylan, encore et encore. C'est ma seule source d'inspiration par ces temps-ci.
.
.