So I open my door to my ennemies, and I ask coud we wipe the slate clean, but they tell me to please go fuck myself, you know you just can't win.

So I open my door to my ennemies, and I ask coud we wipe the slate clean, but they tell me to please go fuck myself, you know you just can't win.
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Je m'en fous. Je m'en fous, je m'en fous je m'en fous.

Il y a trop de mauvaises ondes autour de moi pour que je désire quoi que ce soit. Des mauvais souvenirs qu'il faut fuir. Fuir en prenant son sac, et en marchant tout droit. Désormais je n'attends plus rien. Rien à perdre. Je ne vais pas à l'encontre du temps, c'est lui qui vient à moi. Une bonne bouteille de Gamay pour gerber toute la nuit, et un halo de fumée pour se croire voler dans un espace énorme, infini, plus grand que les chiottes du bistrot. La nuit pour jouer avec les mots.


My peace my peace is all I've got that I can
give to you My peace is all I ever had that's
all I ever knew I give my peace to green and black
and red and white and blue My peace my peace is
all I've got that I can give to you


Je m'excuserai même pas auprès de certains pour avoir dit le mot chiottes. J'aime les mots de John Fante parce qu'ils sont crus et qu'ils ne font aucune manière. Je ne suis pas quelqu'un d'éloquent. Et en plus, je ne veux pas l'être. Je veux pas ressembler à un universitaire en sciences politiques. Je lis Bienvenue au Club de Jonathan Coe, je pense à Mary qui m'en avait parlé la veille de Nouvel An à la Galerie. J'aimerais être un de ces gosses, dans l'Angleterre des Seventies, à savoir si Genesis ne vaut pas aussi bien que Roxy Music. A verser tout mon fric dans des vinyls et dans mon temps libre, lire les petites annonces de Sounds pour me trouver un gars. Je suis entourée de Burroughs, London et de Hesse, et je dois dire qu'en fait, il ne me manque pas grand chose. Il faut que je continue tout droit et que j'arrête de faire des pas en arrière. L'envie m'a pris l'autre jour de créer le Youth International Party de Genève. Je cherche des membres, pour qui ça intéresse de pas trop se prendre au sérieux pour une fois. "Trop politique, désolée, trop politique pour moi." Bouah. Je me fous pas mal des gens parfois.
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# Posté le samedi 07 février 2009 13:49

Modifié le dimanche 08 février 2009 13:33

I'm So Lonesome I Could Cry

I'm So Lonesome I Could Cry
i love
hank williams

Tout est cool sur la route du Canada jusqu'à la frontière. Un douanier me fait entrer dans une petite pièce et me tends un formulaire de cinq pages. “Prenez-vous des drogues?” me demande t'il sérieusement. “Ouais,” je réponds. “Lesquelles?” “Coca Cola.” “J'ai dit des DROGUES! ”, il crie. “Coca Cola est plus dangereux que la marijuana,” je réponds : “Ca baise le corps et c'est accoutumant.” “Avez-vous milité pour le renversement du gouvernement canadien?” il demande. “Non, pas avant d'être entré au Canada.” "Avez-vous été arrêté pour incitation à des émeutes ?” Je réponds que non, et c'est vrai. En juillet, j'ai été arrêté à Chicago pour quelque chose de semblable, "incitation à des actions de foules", une violation d'une règle sexuelle.

Vous êtes soit du côté des flics, soit du côté des êtres humains.

JERRY RUBIN
et jerry rubin
ce vieux cramé

# Posté le dimanche 01 février 2009 16:04

It takes five minutes to know if you're gonna be the problem or the solution, people !

It takes five minutes to know if you're gonna be the problem or the solution, people !
Cette nana
est trop belle.

J'ai fait hier un rapprochement, par moi-même, entre le Magical Theatre for Madmen Only où Michael Ferguson avait bossé, et le théâtre magique seulement pour les fous, d'Hermann Hesse. J'ai attrapé le Loup des Steppes, et je l'ai posé à côté du Psychédélisme au USA, et j'ai souris. C'est comme si je découvrais que tout avait un fil rouge... Et je me suis dit : "putain, le Loup des Steppes, c'était vraiment la bible du mouvement". Hesse, c'était un vieux cramé, qui a , comme subtilement, posé les bases idéologiques sur du papier. Le voyage hallucinatoire comme révélateur de la personnalité, la difficulté de s'insérer dans une société étouffante, l'intérêt pour la culture orientale. J'ai aussi pensé, que toute seule, je n'étais pas grand chose. Que je ne savais pas qui avait fait le bon choix, mais qu'on le saura sûrement un jour, lorsqu'on verra qui est tombé et qui est resté derrière. Je sais que je suis qu'une de plus à chialer. Mais merde, passez-moi le joint, foutez-moi John Lee Hooker, et faites tourner ces hanches jusqu'à l'aube ! Et prenez pas des extas les enfants, prenez ce qui fait vivre la vérité. Descartes je l'emmerde. C'est le genre de type qui a l'air de porter une pancarte disant "je n'ai jamais halluciné", ou portant un chapeau disant "la drogue c'est pas bien, soyez vertueux". J'ai entendu de ses préjugés sur la marijuana, imaginez même pas... Heureusement que de nos jours, on a Arte pour ne pas prendre parti. J'ai eu comme l'impression d'être Sibylle Vane l'autre jour, la déception fatale d'un type qui se prend pour Dorian Gray. Celle que l'on connait sur scène, qui nous fait vivre diverses tragédies, et qui parait cloche lorsqu'on lui parle d'amour. Le gros retour à la réalité, qu'on déteste tous. Peut-être suis-je assez stupide pour ne pas savoir ce que c'est l'écriture spontanée. Raté, j'en ai lu des bouquins et pas n'importe lesquels, Sur la Route le premier, qui démontre du vrai génie, parce qu'il écrit pour te toucher le plexus solaire, et pas le caillou. Certains ferait mieux de lire un peu de littérature beat avant de tartiner les mails avec de la merde. Je suis à fond de MC5. I'M SICK AND TIRED OF THE AMERICAN RUSE ! Le solo de Sonic, c'est peut-être le plus grand de tous les temps... Après je me fais une compile blues, parce que c'est trop bon, en apprenant ce que c'est la patience. Je m'imagine vivre beaucoup de choses alors qu'en fait, mon corps est toujours à la même place. Qu'est-ce que je fous là ? Question de trop.
j'écris de la merde
scuse me while i kiss the sky

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 13:07

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 16:20

" Fumez du haschisch pour voir le vrai, mangez du LSD pour le vivre " Harry Monroe

" Fumez du haschisch pour voir le vrai, mangez du LSD pour le vivre "  Harry Monroe
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Cette période me tue. Elle me consume petit à petit. Je baigne dans l'absurde et dans les journées identiques, qui se répètent sans fin, de la même manière gerbante, gluante et sèche, perdu dans un monde sans fantaisies. Je n'ai plus rien, si ce n'est la musique et les livres, pour voyager autre part, pour me faire croire encore que je ne suis pas si bête, et que les gens autour de moi on peut-être un peu besoin de moi. Même l'agression que me fait la clope roulée sur ma langue ne me plaît plus. Il fait trop froid, et les marches en solitaire, en fumant et en chantonnant, je ne les fait même plus. Les gens autours de moi ne m'aiment pas. Et je hais beaucoup trop de monde. J'en ai ras le bol de ces intellectuels aux regards faux, de ces mots puants qui sortent de leur bouche, de leur plainte infinie qui pèse trop lourd, de leur crayon qui s'agitent en croyant écrire le vrai. Aujourd'hui, ce n'est plus un problème de personnes. C'est un problème d'atmosphère.

J'ai réintégré ma petite piaule, toujours aussi décorée, avec des livres de John Fante ou de William Burroughs par-ci, des photos de Dylan par-là. Cette chambre paraît résumer une bonne partie de mon existence où tout était à la fois triste, et à la fois réjouissant. Je vivais dans un espoir impossible, mais dans un espoir probable. Je le crois toujours, mais je sais qu'il ne se réalisera pas ici. J'ai envie de retomber dans cette ambiance spirituelle, dans ce recueil envoûtant qui me permettait de vivre dans un monde complétement à part. C'est drôle, à ce jour, je ne fais plus confiance à personne. Mes relations se basent sur des échanges simples, rapides, presque froids. On ne pourra plus rien extorquer de moi. Je suis pacifiste, mais le jour de la révolution, je devrais sûrement tous les exterminer... Petit extrait de ma révolte féministe :

Merci la révolution sexuelle, en espérant que l'héritage n'est pas trop rare. Maintenant, faisons l'amour, faisons-le comme il se doit, et les autres conformistes, phallocrates, fils de l'héritage patriarcale des idées conçues, je vous emmerde tous, continuer à jouir de votre individualisme, vous n'atteindrez jamais le paroxysme de la libération à deux, de l'exil de deux corps dans le cosmos infini... Crever en silence avec votre bite. Ou coupez-la, ça ne changera rien.

C'est peut-être con à dire, mais la survie de ce blog, c'est un peu ma survie intérieure aussi. J'y ai écrit des choses que jamais je n'ai transmise à personne. Autour de moi, je ne sais plus vers qui me tourner. La seule personne a qui je pouvais parler me paraît inconnue aujourd'hui. Je suis un vieux loup solitaire. Je pense à la longue nuit que je passerai peut-être avec Agnès et Mary, a parcourir les rues de Genève avec nos clopes, à déblatérer sur nos histoires pourries, et à faire la tournée des bars pour fêter une nouvelle année de merde à parcourir. Mot de fin : Boys will be boys, when boys will be girls. Et puis fuck.
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# Posté le samedi 29 novembre 2008 11:08

Modifié le lundi 15 décembre 2008 05:21

The Titanic sails at dawn, and everybody's shouting "Which Side Are You On?"

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J'ai pu perdre les pédales mais certaines choses sont tellement encrées en moi qu'elle ne peuvent mourir. Ce blog en est un recueil. Grâce à lui, j'ai pu tenir. En écrivant, j'ai réussi à établir une connexion entre mes idées et moi-même. Et de voir vos réponses m'ont fait un bien fou. Je regrette ce temps-là. Mes idées n'ont pas changées, elles ont peut-être seulement évoluées. Et pourtant je me sens moins proche d'elles. Une chose est sûre : je n'effacerai jamais ce blog. Et puis, y écrire de temps à autre, ça me rassure. Vous savez, il manque énormément de gens comme vous autour de moi. Ça fait un gros vide. Dehors, il neige et le ciel est uniformément grisâtre. Dans l'air, ça sent l'exhalaison des fêtes, des mandarines et des thés chauds. C'est bientôt la fin de l'année. Le temps passe si lentement, et pourtant on dirait qu'il galope. Bientôt un an et demi que j'ai créé cet univers. Et puis, vous êtes toujours là. Au contraire de certaines personnes palpables, vivantes dans mes parages, qui ont disparu, qui se sont effacés loin de moi, dans les bras chauds d'autres connaissances. J'ai gardé mon intégrité. Je m'étonne d'être toujours debout aujourd'hui. J'ai appris beaucoup de choses en si peu de temps. J'ai peur maintenant, mais je sais de quoi me protéger. J'ai envie de crier, sales fumaros, demi-portions, intellectuels puants. Je vous hais. Je pense à travailler. Je vais bosser dur. Mon voyage aux États-Unis devra être mérité de mes propres mains. Et quand ce jour arrivera, je risquerai de pleurer sur les routes. De me vider devant les étendues infinies. De fondre toute mon âme dans le paysage, et de gueuler à la gloire des Highways à consommer. wow !
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The Titanic sails at dawn, and everybody's shouting "Which Side Are You On?"

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 15:46

Modifié le samedi 29 novembre 2008 10:51