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There's a tear in my beer cause I'm crying' for you dear, you are on my lonely mind.
Quelle belle merde.
Les jours sont bien gris,dehors,on ne peut plus bouger ses doigts de pieds.Pourquoi tout changent aussi vite.Aujourd'hui,c'est comme si une partie de moi s'absentait de ma chair,et partait,un peu plus loin,pour observé de haut.
Je ne suis plus entièrement là,et peut-être que c'est mauvais,c'est mauvais,parce que je juge sans arrêt,je n'ai pas une minute de répit pour me dire,que je suis pas si mal après tout.Je n'y arrive plus, c'est un délire complet,j'ai du mal à continuer comme ça.Peut-être que je devrais bien mettre un peu d'amour dans mon c½ur.
A part l'alcool et la fumée, je ne sais plus trop ce que je fous dans mon sang et dans mes poumons.Je ne peux pas,simplement, m'accorder,m'entendre avec ce putain de corps,c'est terrible,c'est une réelle maladie.C'est en fait une grosse baffe dans la gueule de la part de la réalité.T'imposer quelque chose qui ne te convient pas,et tu en es conscient.C'est te voir dans le miroir et ne pas te reconnaître,ni te connaître.C'est te dire, bah putain,c'est moi ça?Alors que tu sais profondément que ce n'est pas toi,et c'est pourtant ce qu'on perçoit de toi,et ce qui te construit,un peu,quand même.
Parfois je fais un bond dans le futur,mais je n'arrive pas à m'y voir.Je n'arrive pas à trouver un chemin,j'arrive bientôt au carrefour des décisions,et tout ce qui me paraissait si simple avant,m'a l'air si dur à atteindre aujourd'hui.Je me demande si tout ce concept de bonheur,ce n'est pas qu'une illusion.Est-ce qu'on peut réellement atteindre un stade pareil de l'existence?Je le crois pas.Je pense qu'en fait,on le côtoie très souvent.Mais qu'on ne s'en rend que peu compte.Les seuls moments de bonheurs que j'ai vécu,ils ont duré un instant,un instant si court qu'on ne peut pas le faire durer.Une seconde,une minute.Pas plus.
Les meilleures choses sont comme ça je crois,éphémères,elles ne durent jamais.C'est ce qui est peut-être aussi terrible et aussi beau à la fois.
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